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Micro-entrepreneur : les obligations comptables à connaître

Vous lancez votre activité en micro-entreprise ? Voici les règles comptables essentielles pour être en règle et piloter votre activité sereinement.

Par Morad ATFA · · 3 min de lecture

Le régime de la micro-entreprise séduit chaque année des milliers de Français. Et pour cause : les démarches sont simples, les charges allégées, et on peut se lancer rapidement. Mais “simplifié” ne veut pas dire “sans règles”. Voici ce que vous devez vraiment savoir sur vos obligations comptables.

Le livre des recettes : obligatoire, même pour vous

Contrairement à ce que beaucoup pensent, tenir une comptabilité en micro-entreprise n’est pas facultatif. Vous devez obligatoirement tenir un livre des recettes, c’est-à-dire noter chaque encaissement avec :

  • la date de la vente ou de la prestation
  • le montant encaissé
  • le nom du client (sauf pour les particuliers)
  • la nature de la prestation ou du produit

Pas besoin de logiciel sophistiqué pour ça — un tableau Excel bien tenu suffit. L’essentiel, c’est d’être régulier.

Le registre des achats (si vous vendez des marchandises)

Si votre activité consiste à vendre des produits — vous êtes commerçant, artisan du bâtiment, etc. — vous devez en plus tenir un registre des achats. Il recense tous vos achats professionnels avec les mêmes informations : date, montant, fournisseur, nature de l’achat.

Un compte bancaire dédié : pas obligatoire, mais indispensable

Depuis 2020, les micro-entrepreneurs dont le chiffre d’affaires dépasse 10 000 € pendant deux années consécutives sont tenus d’ouvrir un compte bancaire dédié à leur activité. En dessous de ce seuil, rien ne vous y oblige légalement — mais c’est une très bonne pratique que je recommande dès le premier jour. Cela vous évitera bien des maux de tête au moment de déclarer vos revenus.

Vos déclarations de chiffre d’affaires

En micro-entreprise, vous déclarez votre chiffre d’affaires mensuellement ou trimestriellement sur le site de l’URSSAF, et vous payez vos cotisations sociales en pourcentage de ce chiffre d’affaires. Attention : vous déclarez ce que vous avez encaissé, pas ce que vous avez facturé.

Quand la micro-entreprise atteint ses limites

La micro-entreprise est un excellent point de départ, mais elle a des plafonds :

  • Ventes de marchandises : 188 700 € de CA
  • Prestations de services : 77 700 € de CA

Au-delà, vous basculez automatiquement dans un régime réel. Mais avant même d’atteindre ces seuils, il peut être judicieux de changer de structure : pour optimiser votre fiscalité, embaucher, ou simplement sécuriser votre activité.

C’est à ce moment-là qu’un expert-comptable peut vraiment vous aider à prendre la bonne décision au bon moment.

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